"Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que nous aurions pu être."
George Eliot

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jeudi 7 mai 2009

Créer... le bonheur...! / Create... Happiness! / Crear… ¡La felicidad!


Ce fut un voyage reposant, apaisant, instructif, créatif. Je suis plutôt fière de mes photos…! Cela aussi, il y a très longtemps que je n’en avais pas fait. Je me suis éclatée comme on dit lors de notre excursion à Sancti Spiritus / Trinidad, un vrai bain, de vraie vie cubaine - Dieu merci après l’orgie hôtelière… J’en avais grandement besoin. J’adore, en fait j’ai besoin d’être "grondée" à un certain moment du voyage avec la population locale. Ça remet les choses en perspectives et ça évite le sentiment colonial. D’ailleurs, j’ai plutôt le tourisme humble. Quand on sait comment les Cubains vivent, et le peu de ressources dont les familles disposent… on ferme sa gueule et on apprend à se satisfaire de ce que l’on a et du moment présent, qu’on peut savourer en toute splendeur…

Donc photo HO. J’en suis fière, j’en ai fait environ 200 pendant l’excursion, sur le fly. Pas toutes des œuvres, mais comme n’importe quoi, quand on travaille la pièce et qu’on cherche l’Unique, on le trouve à un moment donné. J’ai retravaillé quelques bonnes photos, trouvé un titre, et voilà. J’en ai une dizaine. Fière du résultat. Une a été prise par mon mari, et lui, il est vraiment content, car la photo, ce n’est pas son truc…!


(voir la photo plus haut, qui s'intitule "Espièglerie au Palais Brunet - Trinidad, Cuba, 2009"



Voilà… Aussi, on a fait 2 plongées, de très belles. On a même vu un gentil requin-nourrice… en train de faire la sieste. Mon mari lui a gentiment chatouillé la queue. J’ai pensé qu’il était « narcosé » à l’azote…! Mais non, il l’a fait pour le faire bouger, car un de nos copains de plongée avait un numérique et ça aura au moins permis une photo! Dommage pour moi, le film était fini, la plongée aussi…

Lecture de 3 livres, un fort intéressant de Boris Cyrulnik (L’ensorcellement du monde, que je recommande). Je me rends compte que l’éthologie est une science passionnante, j’aimerais même l’approfondir plus… J’ai ensuite lu « Pour une naissance sans violence » de Frédéric Leboyer et enfin « L’amour scientifié » du Dr Michel Odent, histoire de me mettre dans le bain de recherche et d’écriture pour cet été.

Je me laisse guider dans mes « choix » de lecture. Je sais pertinemment que les bons livres seront mis sur mon chemin, car c’est ce que je demande. La synchronicité fera son œuvre, encore une fois…! Impossible que ce soit autrement, car tout n’est qu’une seule et même chose… Je suis toujours fascinée de penser que lorsqu’on réussit à observer les plus petites particules de l’Univers et démembrer toujours plus la matière, cela finit par être de la lumière qui est là, derrière…. Dans l’infiniment petit comme dans l’infiniment grand….

mardi 14 avril 2009

La mer, les vacances, l'inspiration pour l'âme/ El mar, las vacaciones, l'inspiración para l'alma


Qui l'eut cru... Eh oui, nous partons en vacances à Cuba le 20 avril, carpe diem que nous sommes. Cet hiver, j'avais perdu tout espoir de pouvoir m'offrir cela cette année, car nous traversions une période d'instabilité financière. Mais… Pourquoi s’en faire? Au bord du désespoir, j’avais commencé à méditer sur les oiseaux dehors qui ne manquaient jamais de nourriture. Je remplissais avec ardeur leur mangeoire, tous les matins… Sans qu’ils le sachent, ou en fait m’apercevant brièvement parfois me prenant pour leur Dieu ou leur bienfaiteur, je remplissais et j’assurais ainsi leur subsistance au creux froid de l’hiver.

Pourquoi les humains seraient les derniers miséreux que la Terre ait portés…que personne ne souhaite aider, secrètement même…?
À force de me centrer sur mes oiseaux, j’ai fini par changer ma pensée et croire aussi que quelque chose, quelque part, pensait à me nourrir. Et ma vie a une fois de plus changée. Le vent tourne? Non, le navigateur change le cap du gouvernail…! Belle illusion, pour s'enlever le pouvoir sur notre vie, hein?

Me voici donc, encore une fois, au bord de mes vacances. Je les désire ardemment. Pas que je pense fuir ainsi quelque chose, mais je cherche à y puiser, c’est certain. Me retrouver au bord de la mer, ou en plongée (encore mieux…tellement contemplatif !) me permet de faire le vide et le plein, simultanément. J’aime beaucoup le peuple cubain, son hospitalité, sa quiétude d’esprit.

Je compte donc lire énormément, méditer, me centrer et ainsi me brancher à la Source pour l’écriture de notre prochain livre. J’y suis déjà plongée en fait, et je vois arriver l’été avec enthousiasme, car je serai investie du projet pendant 8 semaines. Huit semaines de lecture, de réflexion, de CONNEXION.

Quand je décide de faire quelque chose, je suis toujours stupéfiée de voir que les choses s’alignent pour moi, me faisant faire des rencontres et des découvertes extraordinaires. J’ai des souvenirs extraordinaires quand en 1994 j’étais avec une amie en train d’écrire un livre. Les « coïncidences » s’enchaînaient à un rythme fou, je me sentais guidée, accompagnée, choisie presque... Le langage des signes!  L’univers conspire pour nous aider à réaliser nos projets, je ne peux vraiment pas douter de cette phrase de Paulo Coelho…

Les yeux déjà un peu perdus dans le bleu, l’âme déjà en dérive, le corps en retraite, la vie suivant le courant… c’est le cœur plein d’allégresse que je pars pour Cayo Santa Maria. Je rapporterai des écrits, des lectures, des couleurs, des photos, un peu de rhum, et de la joie au cœur…

mardi 31 mars 2009

Se lancer!

Ça y est… Je me lance! Je mets en chantier l’écriture d’un nouveau livre, et je me plonge présentement dans la recherche… Que de soirées à lire, mais ça en vaut le coup! Par chance, j’ai une mémoire assez étendue, je prends des notes, mais j’ai un vif souvenir de ce que je lis. Je compte prendre mon été pour y travailler activement, d’autant plus que c’est un ouvrage collectif et que je dirige un peu le travail en un sens. Je me sens fébrile présentement, 100% vivante, branchée, je sais pourquoi je suis là… J’adore ce sentiment de savoir ce qu’est ma mission actuellement, me sentir dans la « trail », dans le sentier, dans le Vrai. Je me laisse guider sur le sentier. À chaque fois que je commence un projet qui fait sens dans ma vie, je me sens intensément branchée sur quelque chose de plus grand que moi… J’ai besoin d’un livre? Je n’ai qu’à y penser, et voilà, je le trouve dans un bazar ou sur les rayons de la bibliothèque, sans même chercher..! N’est-ce pas extraordinaire…?

vendredi 27 mars 2009

Vivre intensément....


Hé oui... je suis une personne passionnée par la Vie, par les merveilles qu'elle nous apporte, et aussi par les croix qu'elle nous envoie parfois.
Cette phrase « Carpe Diem » m’est revenue en tête en regardant des interviews donnés par un artiste que je respecte énormément, Viggo Mortensen.

J’ai été touchée au fond du cœur par la sincérité et la simplicité de cet artiste qui a décidé de vivre dans le présent, et ainsi profiter de chaque moment, pour ce qu’il a à lui apporter.

Le processus créatif, que j’ai parfois mis en veilleuse au cours des dernières années, m’a bondi en pleine figure, avec ce goût intense de vivre le présent et de laisser émerger ce qui doit émerger. Merci Viggo…!

J’ai donc décidé de me refaire confiance, de me rencontrer à nouveau, sous un autre jour, pour vivre la créativité à plein dans ma vie.

Ayant une inclination pour l’écriture, la poésie et la musique depuis mon adolescence, j’ai décidé de laisser parler l’enfant en moi, cette part de nous qui s’émerveille d’un petit rien ou d’un Grand Tout… et recommencer à créer activement, sans juger.

Un inconnu

"Même si en moi sommeille
Un écœurant d'la pire espèce
Aux dires adroits de certaines gens
Pour qui j'récite la messe
Les psaumes, les commandements
Les commentaires cinglants
Les choses qu'on pense tout bas
Mais qu'y faut pas dire publiquement
Parce que font vraies
Parce que font mal
Parce que défont nos plans
Même si en moi sommeille
D'la pire espèce un écœurant
Selon certains pour qui j'parle trop souvent
Trop fort pis trop clairement
Trop fort pis trop longtemps
M'as continuer
Jusqu'au jour où j'verrai qu'on comprend
Qu'en moi sommeille
Quelqu'un d'ben différent"

Daniel Boucher, "Un inconnu"