"Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que nous aurions pu être."
George Eliot

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vendredi 1 avril 2011

Émerger / Emerge / Emergen / Emergir

Photo: Isabel Visit My Flickr gallery



Rester debout, bien campée.
Bien plantée, droite, comme un chêne.
C’est ça.
Ne pas s’effondrer, ni survivre, ou ramper.
Émerger. Du froid. Loin du regret et de la haine.
Je me sens tanguer. Balancer. Déstabiliser.
Je veux m’accrocher au présent, m’arracher au passé
De ce qu’il en reste du moins.
Et respirer à plein cœur la saveur du moment, présent.

*Isabel

Traductions:
Standing, firmly.
  Like an oak.
That's it.
Don't collapse or survival, or crawl.
Emerge. From the cold. Far from regret and hate.
I'm pitching. Balancing. Destabilized.
I want to hold on to the present, tear myself from the past
From what remains, at least.
And breath the flavor of the moment, now.


De pie, firmemente.
  Como un roble.
Eso es todo.
No colapso o la supervivencia, o arrastran.
Emerge. De fría. Lejos de pesar y el odio.
Estoy lanzando. Equilibrio. Desestabilizado.
Quiero aferrarme a la presente, me desgarro del pasado
De lo que queda, por lo menos.
Y el aliento del sabor del momento, ahora.
 
traducción libre, lo siento por los errores

lundi 26 avril 2010

Dans la mer / In the Sea / En el Mar / No Mar


photo "On Boat" by Archontas 1982 - DeviantArt

EN EL MAR

"Abierta al viento la turgente vela
Y las rojas banderas desplegadas,
Cruza el barco las ondas azuladas,
Dejando atrás fosforescente estela.

"El Sol, como lumínica rodela,
Aparece entre nubes nacaradas,
Y el pez, bajo las ondas sosegadas,
Como flecha de plata raudo vuela.

"Volveré? ¡Quién lo sabe! Me acompaña
Por el largo sendero recorrido
La muda soledad del frío polo.

"¿Qué me importa vivir en tierra extraña
O en la patria infeliz en que he nacido
Si en cualquier parte he de encontrarme solo?

Julián del Casal
Poesía completa y prosa selecta. Julián del Casal. Edición de Álvaro Salvador. Editorial Verbum. Madrid. 2001


Photomanipulation "The sea witch" - DeviantArt 

vendredi 27 novembre 2009

Perte de mes moires

On a tous tort, retors que nous sommes
On complote, on fomente contre elle, croit-elle
Elle s’enferme, tel un coffre-fort, la paranoïa en renfort
Et on ne sait pas où est la clé, ni ses clémentes pensées
*
Les souvenirs se confondent, quittent la route
Les pensées, elles, ne cessent de se morfondre
Les glaciers éternels de sa mémoire disparaissent
Les géants se perdent dans la Mer, dans les recoins de son âme amère
*
Les vieux fantômes et les doutes serpentent, et elle les arpente à l’ombre
Ils s’insinuent dans l’esprit et s’écoulent des fissures de sa souvenance qui susurre des faussetés innocentes
Même l’amour ne semble pas panser ce qui craquèle, ni le baiser, ni ma sincérité
En regardant fondre ses glaciers, je ne sais plus quoi penser… l’effet de serre-ment s’installe.
*
Le temps? Le vieux Cronos peut-il guérir les méandres de son esprit étouffé?
Demain le dira, pour l’instant, j’ère sur la banquise de ma tristesse
L’eau de mer se conjugue à l’eau amère, entre deux eaux, j’erre et je herse à tâtons
Mes pensées résonnent, tel le glas du crépuscule, et ce début d’hiver qui se rue sur moi.
- Isabel

lundi 2 novembre 2009

Libre / Free / Libre



Amazigh

Le Souffle du Désert
Plein de promesses fertiles
M’inonde, me transporte
Lave mon esprit de tout doute
***
L’odeur du thé fraye son chemin dans les dunes
Une promesse de réconciliation…
La musique stellaire descend jusqu’à moi
Pendant que l’essence millénaire absorbe toute sécheresse
***
Mes frères et sœurs berbères
M’ont accueillie, telle la Rose
Leurs odes mélancoliques me bercent
Et comblent mon désir d’Absolu


Paix!
Isabel      (Mandala de Bradford Fuller)


Après l'orage - Photo par Isabelle Cloutier, août 2009



Un inconnu

"Même si en moi sommeille
Un écœurant d'la pire espèce
Aux dires adroits de certaines gens
Pour qui j'récite la messe
Les psaumes, les commandements
Les commentaires cinglants
Les choses qu'on pense tout bas
Mais qu'y faut pas dire publiquement
Parce que font vraies
Parce que font mal
Parce que défont nos plans
Même si en moi sommeille
D'la pire espèce un écœurant
Selon certains pour qui j'parle trop souvent
Trop fort pis trop clairement
Trop fort pis trop longtemps
M'as continuer
Jusqu'au jour où j'verrai qu'on comprend
Qu'en moi sommeille
Quelqu'un d'ben différent"

Daniel Boucher, "Un inconnu"